Lundi 4 janvier 2010
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20:00

Le soleil se lève, magestueusement (comme d'habitude), sur la pampa (pour changer), en ce mercredi 30 décembre. Nous sommes dans le bus à destination de Buenos Aires. Quelques centaines de
kilomètres plus loin, le stewart du bus organise un bingo que je remporte haut la main. Je gagne une bouteille de vin blanc qui accompagne agréablement le sandwich du midi. Le temps de cuver, et
nous arrivons en début d'après-midi à Buenos Aires.
Fini le vent glacial du canal Beagle et des glaciers patagons, fini la brise de mer sur la côte Atlantique, ici c'est le cagnard ! L'atmosphère est lourde, très lourde. 30 à 35 degrés à l'ombre
bien tassés, et encore faut-il trouver de l'ombre. On dégouline toute la journée. La chaleur moite attire les moustiques. Ma stratégie de défense consiste à détourner leur attention sur Delphine,
et ça marche plutôt bien. Je suis donc le témoin tranquille d'une guerre sans nom entre les infames bêbêtes et Delphine.

Les balades en ville dans ces conditions, c'est suffisamment désagréable
pour qu'on ait envie de se réfugier dans les musées. Oui mais pas de bol, ici l'activité est sérieusement ralentie aux alentours du nouvel an : les musées sont fermés le 31 et le 1er. On arrive
finalement à visiter le musée des beaux arts le samedi 2, mais c'est tout. Quant aux magasins, c'est pas vraiment mieux : fermés le 31 après-midi, le 1er et le 3 (dimanche), et fermeture assez tôt
le samedi 2. ALORS VOUS ATTENDEZ PAS A CE QU'ON VOUS RAMENE DES CADEAUX !!! C'EST PAS DE NOTRE FAUTE, C'EST LA FAUTE DE CES FLEMMARDS D'ARGENTINS QUI TRAVAILLENT SUREMENT PAS 35 HEURES !!! Mais
comme on est sympa et teigneux, on réussit quand même à rassembler une belle collection de calebasses à maté. On visite aussi le quartier du cuir et, pensant malgré la canicule de Buenos Aires au
dur retour dans le froid français, on s'achète des vestes en cuir.

Collection hiver 2010

On se rattrappe sur les soirées, pendant lesquelles
le t-shirt devient supportable. Dès mercredi soir, on retrouve nos copains allemands (Angela und Heinrich) rencontrés à Puerto Madryn, et on va se faire une bonne
parillada à volonté.
Comprenez par là que le concept c'est de manger autant de viande que vous voulez (pouvez ?). Il y en a pour tous les goûts, du moment que c'est une grillade. C'est délicieux, et on en profite
suffisamment pour avoir besoin de 12 heures de digestion. Soirée très sympa, bien arrosée. Le lendemain, c'est le réveillon du nouvel an. On s'organise un pique-nique nocturne dans un petit parc,
avec Angela, Heinrich, et les Français (Ben, Magali et Marie) qu'on avaient rencontrés à Puerto Madryn, qui ont ramené d'autres copains. Ça forme un petit groupe très sympa. On mange bien, on
picole bien, et à minuit les feux d'artifice sont tirés de toutes parts : pas de feu d'artifice municipal, ou alors on l'a raté, mais des dizaines de feux d'artifices particuliers. Et ils sont loin
d'être ridicules. Près de nous, il y a des gamins qui participent à la fête en se jetant des pétards à la figure et en faisant partir des fusées vers le ciel ou vers la foule. On finit par dancer
sur la petite place à côté du parc, au son de la musique installée par un des bars du coin. Encore une bien belle soirée !

Toute bonne chose ayant une fin, après 4 jours de lutte acharnée contre les
moustiques, Delphine s'apprête à prendre son avion de retour dimanche matin. Petit coup d'oeil sur internet à l'hotel pour vérifier l'horaire du vol... Coup de théâtre, le vol a été reporté au
lendemain ! Il faut donc lutter une journée de plus contre ces satanées bestioles. Bon, on profite de cette journée supplémentaire pour se balader dans San Telmo, un quartier très sympa avec un
marché dominical et plein de petits bars bien comme il faut, et pour prendre enfin ce cours de tango dont on avait envie ! Verdict : le tango c'est dur mais c'est bon !
Ça valait donc la peine de rester un jour de plus, mais à force il faut partir. Delphine s'envole donc lundi matin vers les steppes glaciales du Plateau de Saclay. Je vais me consoler en déjeuner
dans un petit bistrot français de San Telmo et, un pastis et un rosé plus tard, je suis de nouveau prêt à conquérir le monde. Départ donc ce soir pour Cordoba.
I'm a poor lonesome cowboy, and a long long way from home...
PS : Je présente à tous mes meilleurs voeux pour 2010. Et il paraît même que plus vous fréquentez ce blog et mettez de commentaires, plus vous serez heureux cette année !!!