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Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /Sep /2009 02:31
L'Equateur porte ce nom depuis son indépendence, et ce n'est pas un nom innocent. En effet, la ligne équatoriale est à une vingtaine de kilomètres de Quito, alors pourquoi ne pas refaire un saut dans le bon vieil hémisphère nord ? En plus c'est facile, il y a même un bus, sobrement nommé le "transhemisferio", qui y va. J'arrive donc jeudi après midi, après le cours d'espagnol, devant un site qui aurait pu s'appeler "Disneyland mitad del mundo", et je passe à la caisse (on s'y fait).

C'est plein de boutiques de souvenirs qui vendent de vrai faux objets artisanaux cousus à la main par les descendants des Incas (probablement des petits chinois en fait).
Il y a un obélisque et une ligne rouge qui divise le monde en 2 hémisphères, on ne peut s'empêcher quelques pitreries.

A gauche : un pied dans chaque hémisphère !
Le sac birman reste au sud.

Il y a aussi un petit planétarium, pas vraiment intéressant pour un scientifique, mais qui a le mérite de me rappeler, petite larme à l'oeil, quand mon papa m'emmenait au planetarium du musée de la découverte. J'étais pas retourné dans un planétarium depuis.
Il y a aussi un pavilon qui contient une belle collection d'insectes, ce qui ne me retient que le temps de prendre une photo pour papa :

Finalement, un pavillon espagnol inintéressant et un pavillon français qui se révèle être le clou du spectacle (cocorico !). Il retrace l'histoire de la première expédition française en équateur.

Vers le milieu du XVIIIème siècle, les théories sur la forme de la terre vont bon train. Elle est ronde, ok, mais est-elle aplatie ou allongée aux poles ? La recherche française, qui ne perd pas une occasion d'être à la pointe de tout, envoie donc une mission à l'équateur et une mission au pole nord pour mesurer la courbure du méridien. Ca se fait bien par triangulation, avec suffisamment de points. Le choix du méridien qui coupe l'équateur, c'est simplement que la région de Quito est la seule sur l'équateur à être pleine de sommets (des volcans en l'occurence). Ca facilite la triangulation (ils ont pas dû s'amuser, ceux qui sont allés au pôle nord). Au passage, ils decouvrent et mesurent le volcan Chimborazo, qui devient alors le plus haut sommet connu des Européens (jusqu´à l'exploration de l'Himalaya), et ils effectuent la première descente de l'Amazone jusqu'à l'Atlantique (ça n'avait rien à voir avec la mission, mais c'est encore un chercheur français qui s'est fait plaisir sur les notes de frais). Finalement la Terre est définitivement déclarée aplatie au pôles, ce qui conforte la théorie de Newton.
Une deuxième mission, au tout début du XXème siècle, raffine la mesure et le site touristique sera construit plus tard là où cette deuxième mission marqua la position de l'équateur.

Seulement voilà, les Américains, qui ont toujours aimer surclasser les Français (comme en atlétisme et en natation par exemple), ont inventé le GPS. Et prétendent que la ligne équatoriale passe 500 mètres plus au nord que le site touristique, pile poil là où se situe déjà un charmant peit musée sur les cultures indigènes.

Allez hop, on passe une deuxième ligne équatoriale (à gauche).

Je me rend donc à ce petit musée, qui a depuis étendu son registre pour y inclure des expériences de physique étonnantes liées à la position équatoriale.
Par exemple, il serait plus facile de faire tenir un oeuf en équilibre sur un clou sur la ligne équatoriale qu'ailleurs. Je me suis bien galéré à faire tenir l'oeuf en équilibre, mais quelle satisfaction ! Sauf qu'ils ont pas prévu une expérience témoin à l'écart de la ligne.










Il y a ausi une experience marrante d'un évier qui se vide de son eau en faisant un tourbillon dont le sens dépend de l'hémisphère, et sans tourbillon quand l'évier est sur l'équateur. Ça se joue au mètre prêt, et ça marche (avec le même évier qu'on déplace d'un hémisphère à un autre). Je sais pas pourquoi ça marche, mais en tout cas surement pas à cause de la force de Coriolis, qui est l'explication donnée par la guide. En tout cas on rigole bien.

La partie sur les cultures indigènes est vachement plus convaincante.

J'ai pas eu le temps de vous raconter ma vie à Quito, tant pis pour vous. Je m'en vais demain pour de nouvelles aventures dans les "highlands" indiens.

¡ Hasta luego !

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Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /Sep /2009 01:05
Ouh la la, j'ai bien travaillé cette semaine (plus de détails prochainement) ! Et les visites de sites historico-scientifico-culturels... Fallait vraiment que je me dégourdisse les jambes !
Après une semaine d'acclimatation à Quito (2850 m), je suis prêt pour le sommet local, la Rucu Pichincha (4700 m). En plus la logistique est facile : d'abord on se fait arnaquer par un taxi, puis on prend les télécabines (une exportation française, le même modèle que dans le vallon de l'Iseran à Val d'Isère) au prix "foreigners", et hop, on est déjà à 4100 m et soulagés de quelques dollars ! On jète un coup d'oeil à la vue panoramique sur Quito et les volcans du coin, on vérifie qu'on a pas mal au crâne, on récupère son souffle (ou pas), et c'est parti !

Le mighty Cotopaxi (5897 m) me fait de l'oeil, va faloir que je lui règle son compte à celui-là !

Pour monter au Rucu Pichincha, il y a 2 options : premièrement, le chemin ; deuxièmement, l'arête. Devinez laquelle me tente le plus ? Le problème de l'arête, c'est que c'est un "scrambling" de bon niveau, et assez expo, d'après mon coloc hollandais qui s'est retrouvé engagé par inadvertance la veille. Mieux vaut pas y aller tout seul me dit-il. Qu'à cela ne tienne, je rencontre Pepe (de Barcelona) et Frank (d'Argentine), qui sont bien chauds eux aussi, et on monte à 3. J'arrive même à comprendre l'espagnol de Pepe, alors que normalement je comprends pas bien les Espagnols (mais Josep me dira que les Catalans ne sont pas Espagnols).
Bon ben c'est parti. L'itinéraire est pas trop compliqué, bien que pas bien marqué. De temps en temps on croise des petites pancartes du style "ici chût machin, le {date}" et on se dit qu'on est sur la bonne route. On se fait plaisir, surtout au moment du "Paso de la Muerta", où faut vraiment pas tomber. Un petit pas d'ecalade, et on à plus qu'à enquiller le chemin jusqu'au sommet. Bon, faut pas se mentir, ça sert pas à grand chose d'être à trois pas encordés, sinon à prendre des photos les uns des autres.


 

A gauche : Eh les gars, vous cherchez le cadavre ? A droite : Frank dans le "paso de la muerta".

Et paf le sommet ! "Cima !"

Votre serviteur en maillot de foot (la Liga de Quito, champion des Amériques et vice-champions du monde, battus seulement par Manchester United), bandana têtes de mort (spéciale dédicace Blaise ou Héloïse, je sais même plus, honte à moi), et sac birman (spéciale dédicace Laure). Faut savoir garder le style en toutes circonstances. Notez que c'est pas commun de faire un 4700m avec juste un petit sac birman en bandoulière.

Vous avez noté que toutes mes photos son sur-exposées ? Oui, je suis une tâche en photo, même en mode "fully auto", et je m'assume pleinement. D'un autre côté, j'ai des circonstances atténuantes (et mon appareil aussi) : il fait super beau, et comme on est à l'équateur, quasi à l'équinoxe et proche de midi, le soleil tombe d'aplomb. J'ai vérifié, j'avais pas d'ombre.

4700 m, même pas mal à la tête. C'est beau l'aclimatation.

Je m'enfile un empanada de queso et abandonne mes amigos qui redescendent au télécabine (par le chemin, pas fous les mecs). Moi je vais voir de l'autre côté du Rucu Pichincha voir ce qui s'y passe. En particulier, il y a le volcan qui a recouvert Quito de cendres en 1999. C'est trop loin pour aujourd'hui, mais je vais faire un petit tour par là-bas, histoire de bien valider la journée.

Le Rucu Pichincha vu de dos. ça se couvre, comme d'habitude l'après-midi.

Et en bonus, pour les botanistes, une photo de la flore locale (qui m'est étrangère). Quelqu'un me donne le nom de ces pantes ?


À bientôt pour de nouvelles aventures !

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Mercredi 23 septembre 2009 3 23 /09 /Sep /2009 00:44
Samedi matin, je me balade dans Lima. Finalement je trouve le centre-ville vraiment chouette avec tous ces bâtiments de l'époque coloniale et l'ambiance décontractée. C'est ni trop touristique, ni réservé à une élite, on trouve de tout et tout semble un peu anarchique (comme la circulation par exemple).

Photo ci-contre : eh, devinez-où je suis ?

J'en profite pour visiter le musée de l'inquisition. Le musée est ouvert tous les jours, l'entrée est gratuite, la visite est guidée et les guides demandent même pas de pourboire. Incroyable. Les scènes quotidiennes de l'inquisition sont représentées avec des personnages en cire. La salle de torture est est assez marquante...

Ok, fini la minute culturelle, place à l'aventure !

Donc faut aller au terminal de bus de la compagnie Ormeño pour prendre le bus qui va à Guayaquil. Ma logeuse me dit que le terminal est super loin et qu'il faut prendre un taxi. Je fais oui-oui et bien sûr je pars à pied, vu que j'ai un peu de temps devant moi. En m'éloignant du centre-ville, les gens commencent à me regarder de plus en plus. J'arrive dans des quartiers où ils voient pas trop de gringos. Et puis il y a de moins en moins de gens. Après 3/4 heure de marche, je commence à me dire que j'avance pas des masses. A ce moment-là débarque un flic en moto. La conversation est rapide, il comprend pas ce que je fous là, me dit que ça craint par ici, et me met de force dans un taxi. Le chauffeur de taxi est sympa et bavard, il trouve ça cool que je puisse partir en vacances sans ma copine. Apparement lui il peut pas trop s'éloigner sans demander la permission à bobonne.
Le terminal de bus, c'est la zone. Y a pas moyen de trouver un truc à manger! Les chauffeurs de taxi me voient tourner en rond dans le quartier... "c'est quoi ton problème ?" "Je cherche à bouffer" "Viens donc voir par là !" et ils m'amènent devant une petite vieille assise contre un lampadaire. Dans son sac magique, elle a des barquettes avec un plat chaud dedans ! (du riz et du poulet forcément). Je m'en prend une, et m'installe comme un kosovar sur mon sac devant l'entrée du terminal. Applaudissements des chauffeurs de taxi, c'est la première fois qu'ils voient un gringo manger la même chose qu'eux. Faut concéder aux gringos que le plat fait pas rêver.

Bon ben on attend le bus. C'est la foire dans le terminal, parce que le bus pour Santiago est vachement en retard. Quant au nôtre, finalement ca sera pas un bus double-étage classe royale comme on nous lá vendu, mais la gamme en-dessous. On finit par partir avec une bonne heure de retard... Et c'est parti pour 25 heures de bus !!!

En fait, le bus ne mettra pas 25 heures à arriver. Il n'arrivera jamais.
7h du mat, on roule peinards au milieu du désert, on a que 14 heures de bus dans les pattes et seulement 2 films au compteur. On est encore un peu dans le colletard tellement on a bien dormi. Et c'est à ce moment que... Et oui, Jean-Michel !!! Et c'est la panne !!! La panne en plein désert, à des heures de route de la civilization !!! Le mécano se met au travail et on comprend vite que le bus ne repartira pas. Notez que les bus péruviens ont toujours un mécano dans le staff de bord.
C'est dans les moments dramatiques comme-ça que les gens se révèlent. Il y a un italien naturalisé latinos, forcément c'est lui qui braille le plus. Et surtout il y a 4 Colombien de retour de vacances qui vont sauver l'ambiance. En plus ils m'aiment bien, peut-être parce que je ris bêtement en faisant semblant de comprendre leurs blagues. D'abord, pour se décontracter, on attaque au rhum (il est 8 heures du mat et la perspective d'un petit dej dans un resto de bord de route s'est évanouie). Ca nous donne un peu faim, on fait péter les chips. Et puis comme on a rien d'autre à faire qu´attendre le bus de remplacement, on fait un concours de lancer de pierre sur la bouteille de rhum préalablement vidée. Vous inquiétez pas pour la nature, le bord de route est déjà un gigantesque cimetierre de bouteilles. Ensuite, on fait un truc inutile, on pousse le bus sur 1 km pour le mettre à l'écart de la route sur un bas côté suffisamment large. Les gars en train de pousser comme des abrutis, les nanas tranquilement assises dans le bus... mais où sont passées les féministes ??? Bon ben au moins on signe dans la crasse du bus.

Finalement on a plus rien a faire, on a épuisé toutes nos vivres, on attend.
Le bus de remplacement arrive finalement à 1h de l'après-midi, avec des petites barquettes de poulet au riz qui me rappèlent étrangement la combine des chauffeurs de taxi (mais qui vient de moins loin). La combine Ormeño pour dépencer moins.

La suite du voyage est plaisante. Mes potes colombiens font l'animation avec leurs instruments ramenés de Bolivie (un Charango et une flûte andine, comme Johnjohn). Les paysages sont variés et magnifiques : on passe du désert à la végétation tropicale, puis aux montagnes arrides, et enfin à la côte pacifique (tendence tropicale). Le passage de frontière se fait sans encombre. On se fait un poulet au riz dans un resto pour le dîner. On finira par arriver à Guayaquil à 2h du matin, soit 34h après avoir quitté Lima. C'est mort pour le cours d'epagnol à 8h30 à Quito.

Alors retenez une chose : ne prenez pas les bus Ormeño !!!

Je visite quelques hotels de Guayaquil avec d'autres passagers, et décide que c'est pas la peine se payer un hotel pour y rester si peu. Je vais direct au terminal de bus (un autre que celui où on est arrivé) et chope un bus pour Quito à 3h15.
C'est une vraie brouette, y a tous les travailleurs du lundi qui montent et qui descendent à chaque arrêt. Le paysage est mortel. La montée à Quito (2850m, Guayaquil étant au bord de l'océan), c'est comme se balader au milieu des montagnes du Macchu Picchu. Et j'arrive à Quito lundi à midi.

Mes aventures à Quito, c'est pour la prochaine fois.

A+

PS: merci à tout le monde pour les commentaire, c'est cool de voir que je fais pas ça pour rien.

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Samedi 19 septembre 2009 6 19 /09 /Sep /2009 01:46

Et voilà ! Oh le joli blog ! C'est le blog du flamby de ma vie, pour parler comme les schtroumpfs. Le plus dur est fait, il fallait lui trouver un nom. De préference un nom à la con, mais pas trop long. Plusieurs jours de brain-storming n'y ont rien fait, et la révélation est venue en embarquant à Roissy :
P9170001.jpg Merci TAM pour l'inspiration, et pour les super films à bord (j'ai pu enfin voir X-men origins et Anges et Demons... aucun des deux ne restera dans les mémoires).
Vol sans encombre jusqu'à Rio. Apres ça prend un air de vacances. Faut dire que, une heure de stop pour changer de terminal ET de compagnie aérienne, c'était optimiste, sans compter qu'il ne faut pas bêtement croire que "connexion" ca veut dire "connexion", mais "connexion dans le même terminal", contrairement à "customs", qui de manière évidente signifie "connexion dans un autre terminal". Heureusement, le gentil personnel brésilien, s'il ne brille pas par son organisation, se rattrape bien sur l'improvisation. Me voilà convoyé in extremis dans une camionnette à bagages, avec mon sac, à travers tous les contrôles de sécurité ! Grosse émotion.
Me voilà donc dans le vol TACA à destination de Lima, et la couverture nuageuse ne nous gratifie pas d'une superbe vue sur Rio. Tant pis. On se console avec la chaine de Petropolis-Teresopolis, dont j'ai déjà oublié le nom, où l'on trekkait gaiment avec Fabrice l'été dernier.

P9180011.jpgQuelques ronflements plus tard, la couverture nuageuse disparaît, alors qu'on survole la Cordillera Real (Bolivie), le Lac Titicaca et que l'on devine au loin des features familiers (le volcan El Misti, le cañon de Colca...). Faut fêter ça, il est 9h30 au Pérou et je fais péter mon premier apéro péruvien !

Dans l'avion, j'ai mis au point un stratagème imparable pour optimiser la journée :
1. Je prends le bus de l'aeroport, et pas le taxi.
2. Plutot que de retourner dans la magnifique auberge de jeunesse de la dernière fois, je vais dans une petite pension sympa du Lonely Planet, qui a l'avantage d'être située très près du terminal de la compagnie de bus qui va à Quito.
3. J'achète mon billet pour Quito et je me la coule douce le reste de la journée.

Résultat des courses :
1. Je trouve pas le bus, des gens me disent qu'il existe pas, les chauffeurs de taxi me harcèlent, je suis faible, je craque sur un mec sympa, je monte dans son taxi officiel et je crache mes $20.
2. Le plan du Lonely Planet est faux. La pension est pas du tout à côté du terminal de bus !!! Et comme je mets du temps à m'en rendre compte, j'en profite pour bien me paumer en allant au terminal de bus.
3. Il y a pas de bus pour Quito avant lundi (arrivée mardi). Vu que mes cours d'Espanol commencent lundi matin, ca va pas du tout. Je prends donc un billet pour Guayaquil (Equateur), 25h de bus, dans l'espoir de pouvoir enchaîner sur un bus de nuit Guayaquil-Quito et d'arriver tout frais pour le premier cours.

Bon j'ai faim ! Je reconnais le quartier, c'est celui des coiffeurs et des repas prolo à 2 Soles (1/2€ !!!). Mon instint ne me trompe pas, je saute l'étape coiffeur et je retrouve en moins de deux le boui-boui où on s'étaient échoués avec Johnjohn il y a 5 ans. Inflation oblige, le repas de base est maintenant à 2.5 Soles, et en plus je prends l'option gourmet (3 Soles). Pour ce prix là, c'est soupe de la maison, riz au poulet, et chicha (la boisson locale à base de maïs). Le vieux assis sur le banc juste à côté de moi me fait les louanges de Platini et m'explique que l'Equipe de France, c'est plus ce que c'était parce qu'il y a plein de négros. J'ai du mal à argumenter, il est temps que je mette sérieusement à l'espagnol. On finit par s'échanger nos adresses en promettant de s'envoyer des cartes postales. J'aprécie bien cet endroit au goût de PMU avec l'alcool en moins.
Eh Johnjohn, si tu me lis, tu reconnais l'endroit ?

En rentrant a casa, c'est sans forcer mon talent que je me fais accoster par mon premier gay du séjour. Mon courtisant m'explique que Lima est plein d´homos (des hommes seulement, il sait pas pourquoi), et mes boucles d'oreille l'ont induit en erreur. N'empêche qu'il lâche pas l'affaire !!! Pas de bol, il parle bien Anglais (très rare ici), je peux même pas jouer au touriste qui comprend rien. On va se boire un coca dans un bar glauque, on s'echange nos e-mails, j'esquive maladroitement quelques incursions douteuses entre deux conversations pas inintéressantes, et je finis par me débarraser du gars en finissant le coca à toute vitesse.

J'ai pas si mal géré que ça, il est à peine 2h de l'après-midi, et il me reste plein de temps pour revisiter Lima en toute sécurité, grâce à la présence massive de la police pour protéger les touristes. Mon pote gay me disait justement que Sarko était plutôt bien vu par ici...

Je vous passe le détails de mes visites, si ce n'est que j'ai fini la journée en regardant 25000 restes de squelettes triés par os... Un beau travail des Franciscains !

Allez, il est temps de dîner. D'autres nouvelles quand je serait  à Quito, mais je ne me risquerais pas à donner une date.

Faites-vous plaisirs sur les commentaires.


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